Heidelberg la romantique




147000 habitants, 25 000 étudiants répartis en 33 corporations, 2 millions de touristes par an, 15 000 sol-dats américains disséminés sur trois grandes bases, la maison natale de Friedrich Ebert, le premier President de la République de Weimar: on pourrait s'amuser à résumer en faits et chiffres la ville la plus romantique d'Allemagne.

II ne faudrait pas oublier non plus la rue piétonne la plus longue (la Hauptstrasse, avec ses 2,3 kilometres de long, sur les traces d'un ancien tramway), l'Homo heidelbergensis, notre ancêtre vieuxde 500000 ans, dont on découvrit la mâchoire presque intacte dans le faubourg de Mauer, plus les quatorze prix Nobel qui sortirent de son université légendaire, la plus ancienne du pays.

Une myriade de statistiques pour une cité qui fut habité et vénérée par Hölderlin, Achim Von Arnim, Goethe, Brentano, Jaspers, Hegel, Brahms, Schumann ou Victor Hugo? Heidelberg est une ville a vivre plus qu 'à visiter; notait ce dernier. Faites davantage d'efforts que les hordes de touristes japonais qui lui consacrent quelques heures sur le chemin de Rothenbourg et la «route romantique». 11 faut prendre son temps, se hasarder au chäteau, détruit par les Francais au temps de la guerre du Palatinat (1689), admirer les ruines de grès rose, le plus grand tonneau du monde (encore un record!), l'aile de Frédéric avec son étagement de colonnes antiques, sa grande cour, sa terrasse, mais aussi les bords du Neckar que l'on peut détailler à loisir depuis le chemin des Philosophes.

Heidelberg ne se contente pas de plaire à tous. L'une des rares villes d'Allemagne totalement épargnée par la dernière guerre, qui fut le siege du commandement américain, a gardé le goût des joutes étudiantes (les duels n'y sont pas rares, comme les balafres sur la joue. On vient prendre la mesure de son ambiance jeune dans ses tavernes comme autrefois (Sepp, Schnookeloch, Roten Ochsen). On erre d'un café à l'autre, on campe sur les terrasses aux beaux jours et son marché de Noel est Tun des plus courus du pays.



Les statues dédiées aux poètes parsement le chemin haut qui longe la rive calme du Neckar. Au jardin des Philo-sophes, devant le monument à Eichendorff, toute la ville se contemple. Elle a gardé sa bonhomie legendaire, sa gaîté, sa joie de vivre. Elle mange aussi bien souabe (l'estomac de porc farci), vien-nois (le taufelspitz au raifort) ou badois (les petites saucisses à la choucroute), sans omettre les plaisirs français, italiens ou plus lointains.

On 1'aime tout de suite. Et l'on prend plaisir à s'y sentir tres vite chez soi. Pour un week-end ou plusieurs, entre Rhénanie et Forêt-Noire, n'oubliez pas de faire ici une halte raisonnée.

Le Point 22.9.2005




Zum Seitenanfang                  Zurück

[Schloss] [Gastronomie] [News&Events] [Pressespiegel] [Retrospektiven] [Shop] [Impressum]
[Seitenverzeichnis]

© 2007 S&S Schlossrestaurations GmbH